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Diagnostic du syndrome de détresse respiratoire (SDR)

Le syndrome de détresse respiratoire (SDR), aussi appelé maladie des membranes hyalines, est causé par un déficit en surfactant à l’intérieur de poumons immatures. Le surfactant est une forme de lubrifiant : il rend les parois des poumons glissants empêchant l’intérieur des poumons d’être collabées lorsque l’air est expiré, ce qui permet aux poumons de se dilater à nouveau avec l’air de chaque respiration.

Plus le bébé est prématuré, plus il est susceptible de ne pas avoir suffisamment de surfactant dans ses poumons. Le surfactant apparaît généralement dans les poumons autour de la 24e semaine de grossesse. Sa quantité augmente graduellement jusqu’à plein niveau à la 37e semaine. Lorsque le travail s’amorce, le corps de la mère produit une substance naturelle qui est acheminée au bébé au moyen du placenta et du cordon ombilical. Cette substance augmente la production de surfactant dans les poumons du bébé en vue de son premier souffle. On ne sait toujours pas ce qui stimule la production de surfactant lorsque le bébé est né.

Comment on pose le diagnostic du SDR

Un bébé atteint du SDR présentera probablement les symptômes suivants :

  • La tachypnée, une respiration accélérée, ce qui peut indiquer que le bébé travaille plus fort pour éliminer le dioxyde de carbone du sang en augmentant la fréquence respiratoire. Le dioxyde de carbone est le déchet de la respiration.
  • Le grunting, une émission d’un gémissement respiratoire. Comme le bébé referme sa glotte à chaque expiration, il s’efforce de conserver un peu de volume dans ses poumons à chaque respiration. Il cherche à solliciter des alvéoles qui se seraient affaissées ou seraient remplies de mucus en retenant une partie de son air. Le son produit s’appelle un grunting. Cependant, plusieurs bébés prématurés ne sont pas assez matures ou forts pour se coordonner et émettre ce son particulier.
  • L’inspiration, ou l’aspiration puissante de la poitrine avec chaque respiration, exposant les côtes sous la peau. L’inspiration donne l’impression que la paroi de la cage thoracique s’affaisse avec chaque respiration et peut être légère à grave.
  • La cyanose, ou une teinte bleutée de la peau, est un signe d’un faible taux d’oxygène dans le sang. La présence de tous ou de certains de ces symptômes ne confirme pas nécessairement le SDR. Chacune de ces caractéristiques constitue un signe non spécifique de détresse respiratoire chez le bébé prématuré. Autrement dit, ces caractéristiques sont aussi indicatifs d’autres troubles respiratoires, comme une infection pulmonaire.

The presence of all or some of these symptoms does not necessarily indicate RDS. All of these characteristics are non-specific signs of respiratory distress in a premature baby. In other words, these characteristics are also typical of other types of breathing problems such as lung infection.

Rayons X d'un cas de syndrome respiratoire aigu
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Les poumons normaux sont sombres car ils contiennent plus d'air. Les poumons d'un patient atteint du syndrome respiratoire aigu sont très denses et blancs sur les rayons X en raison d'un affaissement du tissu pulmonaire. La quantité d'air dans les poumons est très faible.
Afin de confirmer le diagnostic, l’équipe médicale voudra probablement effectuer une radiographie du thorax du bébé prématuré. Une radiographie d’un bébé prématuré atteint du SDR présentera probablement :

  • un faible volume pulmonaire;
  • des bronchogrammes de l’air contenu dans les voies respiratoires des poumons qui sont noires en comparaison aux zones blanches adjacentes qui ne contiennent pas d’air;
  • des zones d’aspect granulaire sur les poumons où les poumons donnent l’aspect de sel et de poivre saupoudrés sur le film. Plus il y a de poivre, plus il y a d’aération; plus il y a de sel, plus il y a d’affaissement ou de mucus.

Dans les cas où l’on soupçonne le SDR, les radiographies ne sont pas toujours effectuées immédiatement, puisqu’il y a urgence que le bébé soit placé sur un ventilateur. La radiographie du thorax est alors prise une fois que le bébé a été stabilisé sur le ventilateur.

Souvent un nouveau-né pour lequel on soupçonne une carence en surfactant, tout particulièrement s’il est âgé de moins de 30 semaines de gestation, sera traité avec une thérapie de remplacement de surfactant immédiatement et sera ensuite placé en observation en vue de signes d’amélioration du fonctionnement pulmonaire. Bien que cela ne confirme pas un SDR, c’est une façon de procéder qui est raisonnable, rationnelle et sécuritaire.

Tous les bébés prématurés qui ont des problèmes respiratoires de n'importe quel type sont suivis avec soin pour déterminer la gravité du problème respiratoire, et pour détecter les variations dans la gravité du problème, et en suivre le progrès. Le test de gaz sanguins évalue les taux d’oxygène, de dioxyde de carbone, et d’acide dans le sang. Ces trois indicateurs permettent d’évaluer la gravité de la détresse respiratoire du bébé. L’échantillon de sang est obtenu d’une artère ou par un prélèvement au niveau du talon. Il est aussi possible d’évaluer les taux d’oxygène et de dioxyde de carbone du sang en utilisant des appareils transcutanés qui effectuent ces évaluations au travers de la peau. Les mesures transcutanées peuvent être erronées si la peau est trop épaisse, si elle contient trop de liquide, ou si le flux sanguin est faible.

L’oxymétrie de pouls, la mesure transcutanée de la saturation d’oxygène, est une autre méthode non invasive de dépistage. Une petite lumière est attachée à une des extrémités du bébé, habituellement un doigt ou un orteil. Alors que la lumière traverse le corps, celle-ci est mesurée pour indiquer la quantité d’oxygène dans le sang. L’oxymétrie peut confirmer si le bébé parvient à respirer une quantité suffisante d’oxygène.

Le SDR est quelquefois accompagné de pneumonie ou d’infections ailleurs dans le corps. Étant donné que les signes physiques du SDR peuvent aussi découler d’une infection pulmonaire, le sang du bébé sera aussi testé :

  • La présence et la quantité de leucocytes, qui sont instrumentales dans la lutte contre l’infection, seront mesurées.
  • Des cultures sanguines, qui indiquent la présence et le type d’infection, seront aussi effectuées.
Pour de plus amples renseignements

Andrew James, MBChB, MBI, FRACP, FRCPC

Jaques Belik, MD, FRCPC

10/31/2009




Notes: