Qu’est-ce qui cause la scoliose?

Une mère mesure la grandeur de son fils
La plupart des adolescents atteints de scoliose présente le type idiopathique. Ce terme signifie de cause inconnue. Les chercheurs ne savent effectivement pas ce qui cause la scoliose idiopathique. La génétique pourrait être un facteur, mais il y a de nombreuses autres théories. On ne sait pas si ces facteurs causent la scoliose ou en sont le résultat. La plupart des chercheurs s’entendent pour dire que plus d’un facteur cause la scoliose.

Voici les hypothèses de certains chercheurs.

Génétique

La scoliose a tendance à se transmettre de génération en génération. Dans une étude, environ une personne sur dix atteinte de scoliose avait un parent proche également atteint. On entend par parent proche un parent, un frère ou une sœur ou un enfant. Dans la même étude, environ deux personnes sur cent atteintes de scoliose avaient un parent au deuxième degré qui était également atteint. On entend par parent au deuxième degré un grand-parent, un petit-fils ou une petite-fille, une tante, un oncle, un neveu, une nièce ou un demi-frère ou une demi-sœur.

Croissance

La scoliose empire pendant la puberté, au moment où les adolescents grandissent rapidement. Les patients atteints de scoliose sont habituellement plus grands que la moyenne au début de la puberté, soit environ à huit et neuf ans. Une fois que les patients ont dix ans et plus, leur taille est à peu près la même que celle des autres enfants qui ont le même âge.

Les patients atteints de scoliose ont aussi un taux plus élevé d’hormone de croissance dans l’organisme entre sept et douze ans. Après douze ans, les niveaux sont les mêmes que celui des autres enfants qui ont le même âge.

De nombreux enfants grandissent rapidement sans développer la scoliose, ce qui vient appuyer l’idée que plus d’un facteur est en cause.

Problèmes avec le tissu conjonctif et les muscles

Certains chercheurs pensent que des malformations des tissus conjonctifs peuvent se solder par la scoliose. Au nombre des tissus conjonctifs, on compte les ligaments (tissus qui lient les os aux os) et les vertèbres dans la colonne vertébrale. D’autres chercheurs pensent au contraire que ces changements dans les tissus conjonctifs sont causés par la scoliose.

Les chercheurs ont mené des études sur les muscles qui longent la colonne vertébrale. Ils ont trouvé des anomalies dans ces muscles chez les patients atteints de scoliose. Cependant, ils ne peuvent confirmer avec certitude si ces changements sont la cause ou le résultat de la scoliose.

Problèmes avec le système nerveux

La proprioception est la manière dont nous conservons notre posture. Pour ce faire, nous utilisons des récepteurs situés dans nos articulations et nos muscles. Certains chercheurs pensent que cette perte de proprioception peut entraîner une faiblesse musculaire dans un côté du corps, qui pourrait à son tour entraîner l’apparition de la scoliose.

Le système vestibulaire nous confère notre équilibre. Ce sont les canaux situés dans l’oreille interne qui contrôlent l’équilibre. Une étude a montré que des patients atteints de scoliose avaient des problèmes avec l’équilibre contrôlé par le système vestibulaire.

Encore une fois, il est difficile d’affirmer si ces anomalies sont la cause ou le résultat de la scoliose.

Niveaux de mélatonine

La mélatonine est une hormone sécrétée par une glande dans le cerveau. Elle régit notre horloge interne de 24 heures, qui s’appelle rythme circadien. Cette horloge de 24 heures nous dit de faire des choses en particulier à un moment précis de la journée, comme dormir la nuit quand il fait noir.

La mélatonine est antagoniste de l’hormone de croissance. Quand l’hormone de croissance est présente en taux élevés, la mélatonine, elle, est présente à taux faibles. Les chercheurs croient que si un patient atteint de scoliose présentent des taux d’hormone de croissance supérieurs à la normale, il se pourrait que les taux de mélatonine soient inférieurs à la normale.

Quelques études ont montré que les patients atteints de scoliose ont des taux de mélatonine moins élevés au cours d’une période de 24 heures. Cependant, les chercheurs estiment que ce phénomène entraîne davantage une accentuation plus rapide des courbures au lieu d’être à l’origine de la maladie.

De nombreuses études chirurgicales chez les animaux laissent croire que la mélatonine peut jouer un rôle dans le développement de la scoliose. N’oubliez pas cependant qu’un grand pas sépare les études sur les animaux des études sur les humains.

Sandra Donaldson, BA

Reinhard Zeller, MD, ScD, FRCSC

 

6/1/2008