Pharmacothérapie des cardiopathies congénitales aux bébés prématurés

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Renseignez-vous au sujet des pharmacothérapies disponibles en ce qui concerne les cardiopathies congénitales, qui dépendent de la partie du cœur touchée.

À retenir

  • Le traitement des malformation cardiaque congénitales dépend de la partie du cœur qui est touchée, de la taille et du poids du bébé ainsi que de la présence d’autres troubles ou complications.
  • Les bébés qui reçoivent une pharmacothérapie pour une malformation cardiaque seront étroitement surveillés à l’unité néonatale des soins intensifs.

Le traitement des malformation cardiaque congénitales dépend de la partie du cœur qui est touchée. Dans certains cas, selon la gravité de la cardiopathie congénital, le traitement médicamenteux est la meilleure option.

Certains bébés n’auront pas besoin de traitement si les effets sur le débit sanguin sont mineurs, alors que d’autres auront besoin de médicaments ou d’une intervention comme un cathétérisme ou une chirurgie cardiaques. Il est possible de traiter avec succès beaucoup de cardiopathies, souvent en bas âge et parfois même dans l’utérus, avant que le bébé ne soit né. Certaines anomalies ne sont pas traitées immédiatement, mais le sont lorsque l’enfant est plus vieux, et certaines anomalies sont traitées en stades. Quoique, généralement, les cardiopathies congénitales sont « incurables », il est possible de les traiter suffisamment bien pour permettre à l’enfant de bien fonctionner.

Lorsque l’on traite des cardiopathies congénitales, il faut aussi prendre en considération d’autres facteurs et d’autres complications qui sont souvent présents chez les bébés prématurés. On peut juger que la taille et le poids du bébé sont trop faibles pour la chirurgie et qu’il faille donc attendre que le bébé grandisse et qu’il soit mieux en mesure de supporter la chirurgie avant de pratiquer des interventions chirurgicales destinées à réparer la cardiopathie.

L’évolution, le temps et peut-être le résultat du traitement peuvent également être modifiés s’il y a d’autres complications, comme des troubles respiratoires.

Pharmacothérapie

Selon le type de cardiopathie du bébé, il peut se révéler bénéfique de laisser le canal artériel ouvert. Dans l’utérus, le fœtus reçoit de l’oxygène de la mère. Comme il n’est pas nécessaire que le sang passe dans les poumons du fœtus, le sang est dévié des poumons à l’aide d’une artère appelée canal artériel.

Dans des circonstances normales, une fois que le bébé est né, le canal artériel commence à se fermer et ne rouvrira jamais. Cependant, dans certains types de cardiopathies congénitales, il est bénéfique de continuer d’avoir du sang dévié des poumons pendant un certain temps. Pour garder le canal artériel ouvert, on administrera de la prostaglandine E2 (PGE2), qui encourage le canal artériel à demeurer persistant ou ouvert. Dans certains cas, ce traitement se poursuivra pendant des semaines ou des mois jusqu’à ce que le bébé soit jugé suffisamment prêt à la chirurgie. Une attention particulière sera portée à la quantité de PGE2 administrée au bébé puisque son utilisation peut entraîner plusieurs complications, comme de l’apnée ou ces interruptions périodiques de la respiration, une occlusion de l’orifice gastrique qui est une condition qui rend difficile l’évacuation des intestins, et l’hyperostose ou une croissance anormale des os.

Contrôle

Tous les bébés à l’UNSI sont sous surveillance. Ceux qui souffrent de cardiopathies congénitales seront surveillés surtout dans le but de confirmer que le débit sanguin et la circulation en général, quoiqu’ils soient probablement anormaux au moins dans une certaine mesure, restent suffisamment forts pour supporter le bébé jusqu’à ce que l’on puisse commencer la chirurgie ou d’autres traitements. Autrement dit, le débit sanguin anormal devrait toujours être en mesure de transporter suffisamment d’oxygène à toutes les parties de l’organisme afin que le bébé puisse prendre des forces et que sa condition n’empire pas pendant qu’il attend la prochaine étape du traitement.

Les niveaux de lactate dans le plasma et les signes d’acidose métabolique seront vérifiés afin de contrôler la capacité du débit sanguin. En surveillant le bébé, si celui-ci reçoit du PGE2, ou d’autres médicaments, on s’assure que les médicaments procurent les effets désirés et que ceux-ci n’ont pas de conséquences défavorables pour le bébé.

Pour de plus amples renseignements :

Dernières mises à jour: octobre 31 2009