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Attachement – troisième partie : l’attachement tout au long de la vieAAttachement – troisième partie : l’attachement tout au long de la vieAttachment part three: Attachment across the life spanFrenchDevelopmentalChild (0-12 years);Teen (13-18 years)NANAHealthy living and preventionCaregivers Adult (19+)NA2010-05-11T04:00:00ZSusan Goldberg, PhDDiane Benoit, MD, FRCPCSheri Madigan, PhD, C.Psych000Flat ContentHealth A-Z<p>Exploration des modèles d’attachement au-delà de la petite enfance et tout au long de la vie.</p><p>Le paradigme de la situation étrange de Mary Ainsworth a révélé que la plupart des enfants adoptent une des quelques réactions prévisibles au moment de la séparation d'avec leur fournisseur de soins, une découverte majeure pour les chercheurs étudiant l’attachement. Mais quelle est la signification au sens large de cette découverte?</p><p>Dans les <a href="/Article?contentid=739&language=french">première</a> et <a href="/Article?contentid=740&language=french">deuxième</a> parties de notre série sur l’attachement, nous avons vu la façon dont se manifestent les différents modèles d’attachement chez le bébé. Dans la troisième partie, nous eximinons le développement des modèles d’attachement au-delà de la petite enfance et tout au long de la vie.</p><h2>À retenir</h2><ul><li>La théorie de l’attachement suppose que les profils d’attachement peuvent durer toute la vie. L’adoption d’une stratégie d’attachement particulière dans la petite enfance prédit habituellement une trajectoire de développement précise qui se poursuit la vie durant.</li><li>La plupart des enfants qui ont formé des relations d’attachement sécurisantes avec leur principal pourvoyeur de soins dans la petite enfance sont plus dociles, plus conciliants, plus coopératifs, plus autonomes et plus empathiques à l’âge de six ans que ceux qui ont tissé des liens d’attachement insécurisants dans la petite enfance.</li><li>L’attachement autonome à l’adolescence et à l’âge adulte correspond à des liens d’attachement sécurisants entre le nourrisson et le pourvoyeur de soins dans la petite enfance. Les personnes considérées comme étant autonomes accordent une grande importance aux relations; elles sont souvent promptes à pardonner les manquements de leurs pourvoyeurs de soins; elles acceptent leurs propres imperfections et celles des autres, et elles sont cohérentes et objectives lorsqu’elles décrivent les expériences qu’elles ont vécues pendant leur enfance.</li></ul><p>Benoit D, Parker KCH. Stability and transmission of attachment across three generations. <i>Child Development</i>. 1994;65:1444-1456. </p> <p>Waters E, Hamilton CE,Weinfield NS. The stability of attachment security from infancy to adolescence and early adulthood: General introduction. <i>Child Development</i>. 2000;71(3),678-683. </p>
Attachment part three: Attachment across the life spanAAttachment part three: Attachment across the life spanAttachment part three: Attachment across the life spanEnglishDevelopmentalChild (0-12 years);Teen (13-18 years)NANAHealthy living and preventionCaregivers Adult (19+)NA2010-05-11T04:00:00ZSusan Goldberg, PhDDiane Benoit, MD, FRCPCSheri Madigan, PhD, C.Psych000Flat ContentHealth A-Z<p>Learn about attachment theory and the effect of childhood attachment on adult life.</p><p>Ainsworth’s Strange Situation Paradigm revealed that most infants respond in one of a few predictable ways to separations from caregivers; a major discovery for attachment researchers. But what is the wider significance of this finding? </p><p>In <a href="/Article?contentid=739&language=English">Attachment part one: The dance of relationship</a> and <a href="/Article?contentid=740&language=English">Attachment part two: Patterns of attachment</a>, we saw how different patterns of attachment arise during infancy. In part three, we explore the development of attachment patterns beyond infancy and across the lifespan. </p><h2>Key points</h2><ul><li>Attachment theory assumes that attachment patterns can endure across the lifespan. The adoption of a particular attachment strategy in infancy generally predicts a specific developmental trajectory that carries on throughout a person’s life.</li><li>For most children who were in secure attachment relationships with their primary caregiver during infancy, by age six, they are more compliant, responsive, cooperative, self-reliant and empathic than those who were in insecure attachment relationships in infancy.</li><li>Autonomous attachment in adolescence and adulthood corresponds to the infant-caregiver secure attachment pattern in infancy. Individuals classified as autonomous value relationships, are often forgiving of less than optimal caregiving, are at peace with imperfections in themselves and others, and are coherent and objective in describing their childhood experiences.</li> </ul><p>Benoit D, Parker KCH. Stability and transmission of attachment across three generations. <i>Child Development</i>. 1994;65:1444-1456. </p> <p>Waters E, Hamilton CE,Weinfield NS. The stability of attachment security from infancy to adolescence and early adulthood: General introduction. <i>Child Development</i>. 2000;71(3),678-683. </p>

 

 

Attachement – troisième partie : l’attachement tout au long de la vie741.000000000000Attachement – troisième partie : l’attachement tout au long de la vieAttachment part three: Attachment across the life spanAFrenchDevelopmentalChild (0-12 years);Teen (13-18 years)NANAHealthy living and preventionCaregivers Adult (19+)NA2010-05-11T04:00:00ZSusan Goldberg, PhDDiane Benoit, MD, FRCPCSheri Madigan, PhD, C.Psych000Flat ContentHealth A-Z<p>Exploration des modèles d’attachement au-delà de la petite enfance et tout au long de la vie.</p><p>Le paradigme de la situation étrange de Mary Ainsworth a révélé que la plupart des enfants adoptent une des quelques réactions prévisibles au moment de la séparation d'avec leur fournisseur de soins, une découverte majeure pour les chercheurs étudiant l’attachement. Mais quelle est la signification au sens large de cette découverte?</p><p>Dans les <a href="/Article?contentid=739&language=french">première</a> et <a href="/Article?contentid=740&language=french">deuxième</a> parties de notre série sur l’attachement, nous avons vu la façon dont se manifestent les différents modèles d’attachement chez le bébé. Dans la troisième partie, nous eximinons le développement des modèles d’attachement au-delà de la petite enfance et tout au long de la vie.</p><h2>À retenir</h2><ul><li>La théorie de l’attachement suppose que les profils d’attachement peuvent durer toute la vie. L’adoption d’une stratégie d’attachement particulière dans la petite enfance prédit habituellement une trajectoire de développement précise qui se poursuit la vie durant.</li><li>La plupart des enfants qui ont formé des relations d’attachement sécurisantes avec leur principal pourvoyeur de soins dans la petite enfance sont plus dociles, plus conciliants, plus coopératifs, plus autonomes et plus empathiques à l’âge de six ans que ceux qui ont tissé des liens d’attachement insécurisants dans la petite enfance.</li><li>L’attachement autonome à l’adolescence et à l’âge adulte correspond à des liens d’attachement sécurisants entre le nourrisson et le pourvoyeur de soins dans la petite enfance. Les personnes considérées comme étant autonomes accordent une grande importance aux relations; elles sont souvent promptes à pardonner les manquements de leurs pourvoyeurs de soins; elles acceptent leurs propres imperfections et celles des autres, et elles sont cohérentes et objectives lorsqu’elles décrivent les expériences qu’elles ont vécues pendant leur enfance.</li></ul><p>Pour Bowlby, fondateur de la théorie de l’attachement, l’attachement est beaucoup plus qu’une réponse d’un nourrisson à la séparation. Les comportements d’un bébé au moment de la séparation et de la réunion ne sont qu’un aperçu de l’avenir, juste une indication d’un modèle sous-jacent d’attentes envers soi-même, les autres et le monde, modèle qui continuera d’évoluer et demeurera présent tout au long de la vie adulte. </p><p>Les idées de Bowlby étaient révolutionnaires et controversées, donnant lieu à une multitude de questions : quelles sont les conséquences à long terme de l’attachement sécurisant? Que nous disent nos relations d’attachement en bas âge sur le type de parents que nous deviendrons? Est-ce que nos antécédents en matière d’attachement avec nos parents ont des répercussions sur la sécurité et le bien-être de nos propres enfants? </p><p>Les recherches incessantes sur l’attachement répondent à ces questions fondamentales. De plus en plus de faits prouvent que l’attachement sécurisant peut affecter de nombreux aspects du bien être d’une personne de manière profonde et durable, et que ces conséquences peuvent être transmises aux générations suivantes. </p><h2>Au-delà de la petite enfance</h2><p>En 1974, des chercheurs de l’Institute of Child Development de l’University of Minnesota ont entrepris une étude longitudinale qui s’est échelonnée sur trois décennies et allait devenir un jalon dans la recherche sur l’attachement. Un premier échantillon de 267 femmes enceintes a donné lieu à une multitude de découvertes démontrant l’importance des relations en bas âge. Ce qui n'était autrefois qu'une séculation bénéficie depuis lors d’une preuve formelle. </p><p>Les paires nourrissons/fournisseurs de soins furent évaluées à l’âge d’un an au moyen de la situation étrange. Un groupe d’enfants fut réévalué entre l’âge de quatre et cinq ans. Des mois d’observation intensive révélèrent que la majorité des enfants classés comme sécurisés à l’âge d’un an obtenaient de meilleurs résultats dans les évaluations de l’estime de soi, interagissaient mieux avec les autres enfants et avaient de meilleures aptitudes sociales que les enfants en relation d’attachement insécurisant. </p><h2>Nouvelles mesures en matière d’attachement</h2><p>De façon à évaluer la stabilité de l’attachement au fil du temps, des chercheurs ont élaboré de nouvelles mesures pouvant servir à évaluer et à classifier les modèles d’attachement chez les enfants plus âgés et les adultes : </p><ul><li>Les enfants de sept ans et moins sont évalués à l’aide de procédures d’observation. À la suite de la séparation entre l’enfant et les figures d’attachement, on observe et on évalue l’expression affective, les échanges verbaux et le langage corporel subtil au moment de la réunion.</li><li>L’entrevue d’attachement adulte (Adult Attachment Interview, ou AAI en anglais) est l’équivalent de la situation étrange chez l’adolescent et l’adulte. L’entrevue d’attachement adulte a récemment été adaptée en vue de l’utiliser chez les enfants de sept ans et plus. Des questions sont posées aux participants sur leurs expériences en bas âge avec leurs figures d’attachement. L’attachement sécurisant se reflète dans le degré de cohérence du participant qui parle des expériences d’attachement qu’il a vécues au cours de son enfance. Les réponses et la façon de les exprimer sont toutes deux évaluées. </li></ul><p>L’entrevue d’attachement adulte et diverses mesures d’observation ont permis de mettre au point un système de classification correspondant aux quatre modèles d’attachement entre le nourrisson et le fournisseur de soins. </p><h2>L’attachement chez les enfants d’âge préscolaire et scolaire</h2><p>Les études menées dans le Minnesota, et les nombreuses autres qui ont suivi, ont révélé des effets prometteurs pour la majorité des enfants qui avaient des relations d’attachement sécurisant avec leur fournisseur de soins principal au cours de la petite enfance. Les enfants qui ont eu une relation d’attachement sécurisant à l’âge d’un an ont tendance à être populaires auprès de leurs pairs, résistants, ingénieux et coopératifs au jardin d’enfants. À l’âge de six ans, ils sont plus dociles, réceptifs, coopératifs, autonomes et empathiques que ceux qui avaient des relations d’attachement anxieux en bas âge. En général, l’attachement sécurisant semble agir comme facteur de protection contre les troubles de comportement et émotionnels au cours de l’enfance et de l’adolescence. </p><p>Les enfants qui manifestent un attachement évitant dans la situation étrange à l’âge d’un an présentent un risque plus élevé d’avoir un modèle d’attachement de protection ou évitant à l’âge préscolaire, surtout en présence d’autres facteurs de risques. Les bébés qui avaient des relations d’attachement évitant sont à risque d'être isolés émotionnellement, hostiles, ou antisociaux et d’être impliqués dans des activités telles que le vol, le mensonge ou la tricherie. Ils sont plus susceptibles de provoquer les adultes et les pairs afin d’être rejetés et sont plus enclins à s’attaquer à ceux qui avaient des relations sécurisantes au cours de la petite enfance. </p><p>Les enfants qui présentent un attachement résistant à l’âge d’un an ont tendance à être dépendants à l’âge préscolaire. Les enfants dépendants passent une quantité disproportionnée de temps à chercher l’attention des adultes. Ils peuvent être frustrés aisément ou être passifs et impuissants. Comme les bébés dans les relations d’attachement résistants, les enfants dépendants sont préoccupés par le fournisseur de soins au détriment d’autres activités. </p><p>Les enfants qui démontrent des modèles d’attachement désorganisés dans la situation étrange à l’âge d’un an sont le plus à risque de manifester des comportements agressifs, des troubles du comportement et des comportements dissociatifs plus tard dans la vie. Les comportements dissociatifs impliquent un effondrement de la perception qu’a une personne de son environnement, de sa mémoire, de son identité et de sa conscience. </p><p>À six ans, l’attachement désorganisé est désormais organisé, mais dans un modèle où l’enfant, et non le fournisseur de soin, assume la charge du contrôle. Ces enfants contrôlent, contraignent ou dominent leur fournisseur de soins soit en les humiliant et en les rejetant ou en étant attentifs et protecteurs. L’enfant contrôlant-fournisseur de soins aide et réconforte le fournisseur de soins qui est habituellement peu démonstratif devant les émotions positives exagérées de l’enfant. L’enfant contrôlant-punitif est hostile à l'égard du fournisseur de soin qui se plie généralement aux exigences de l’enfant. </p><p>Une dernière classification de l’attachement de l’enfance, anxieux-autre, inclut les enfants qui manifestent de l’insécurité sans correspondre aux autres catégories. Ces enfants ont tendance à avoir un mélange des stratégies évitante et dépendante. </p><h2>L’attachement chez l’adolescent et l’adulte</h2><p>L’attachement autonome à l’adolescence et à l’âge adulte correspond au modèle d’attachement bébé – fournisseur de soins chez le bébé. Ces individus peuvent reconnaître les limites et les qualités positives des figures d’attachement de l’enfance. Les individus classés comme autonomes valorisent les relations, sont souvent indulgents à l’égard des soins moins qu’optimaux, sont en paix avec leurs imperfections et celles des autres, et sont cohérents et objectifs lorsqu’ils décrivent les expériences de leur enfance. </p><p>La classification d’attachement préoccupé correspond à l’attachement anxieux résistant chez le bébé. Les personnes classées comme préoccupées deviennent très attachées aux détails de l’enfance et ont de la difficulté à présenter une vision claire de leur passé. Elles ont tendance à être préoccupées par les expériences de leur enfance, semblant souvent trop chercher à plaire à leurs parents. Les adultes et les adolescents préoccupés ne sont pas en paix avec leurs imperfections ou celles des autres. </p><p>Le modèle d’attachement distanciant se rapproche de l’attachement anxieux-évitant chez le bébé. En réponse à l’entrevue d’attachement adulte, ces personnes ont tendance à en dire peu au sujet de leurs expériences d’attachement pendant l’enfance, donnant souvent des réponses courtes sans grand contenu en insistant sur leur incapacité à se souvenir tout en présentant des récits exagérément positifs des expériences de leur petite enfance. Ils ont aussi tendance à minimiser les répercussions des relations clés de leur passé. </p><p>L’attachement irrésolu, qui se rapproche de l’attachement désorganisé chez le bébé, est caractérisé par un manque de résolution dans le deuil d’une perte significative ou d’un trauma. Les personnes à l’attachement irrésolu peuvent présenter de la confusion entourant un décès ou un trauma, de la confusion au sujet de la permanence d’un décès, ou un sentiment d’être possédés par la personne décédée ou abusive. </p><h2>Stabilité et changement dans le modèle d’attachement</h2><p>La théorie de l’attachement présume que les modèles d’attachement durent toute une vie. L’adoption d’une stratégie d’attachement particulière chez le bébé prédit généralement la trajectoire de développement spécifique qu'il suivra toute sa vie. Des preuves définitives confirmant la stabilité de l’attachement exigeraient des procédures de suivi intensif tout au long de la vie. À ce jour, il existe des constatations qui sont moins détaillées, souvent mitigées, mais néanmoins valables. </p><p>Le Family Lifestyles Project est une étude continue longitudinale basée à l’University of California. Cette étude, qui a suivi des enfants de la petite enfance jusqu’à 19 ans, a démontré que l’attachement chez le bébé est un indicateur significatif de l’attachement sécurisant à l’adolescence. </p><p>Contrairement à ces découvertes, un échantillon de 57 jeunes adultes à risque élevé n’ont démontré aucune continuité significative du style d’attachement entre la petite enfance et l’âge adulte. L’échantillon était constitué d’un sous-groupe de participants du Minnesota Mother-Child Project, une étude longitudinale continue d’enfants à risque de connaitre un développement défavorable. La continuité de l’attachement dépendait des conditions spécifiques d’adversité. Les enfants qui ont souffert de maltraitance et qui avaient des relations d’attachement anxieux avec leur fournisseur de soins principal étaient plus enclins à demeurer anxieux. Les enfants dans des relations d’attachement anxieux qui sont devenus de jeunes adultes sécurisés, soit sécuritée acquise, ont été plus aptes à mieux interagir en famille vers l’âge de 13 ans. Et finalement, les bébés qui ont reçu la classification d’attachement sécurisant dans la situation étrange et qui ont reçu la classification anxieuse plus tard étaient plus susceptibles d’avoir eu une mère dépressive. </p><p>Une autre étude longitudinale de 20 ans, basée à Minneapolis, a examiné l’impact négatif des événements de la vie sur la stabilité de l’attachement. Parmi les participants qui ont vécu une perte ou un stress important, 44 % ont changé de classification d’attachement entre la petite enfance et leur arrivée à l’âge adulte, faisant contraste avec 22 % pour les personnes qui n’ont pas vécu d’événements de vie négatifs. </p><h2>Relations intimes</h2><p>Nous avons vu comment l’attachement sécurisant peut continuer à influencer les aspects principaux de la vie d’une personne jusqu’à l’âge adulte. Comment ces effets affectent-ils à leur tour la qualité des relations importantes dans la vie des gens? Bien qu’il n’y ait que peu d’études longitudinales reliant l’attachement bébé/fournisseur de soins et les relations intimes à l’âge adulte, il y a de nombreuses preuves qui laissent penser que la satisfaction maritale peut être reliée à la classification de l’attachement de l’entrevue de l’attachement adulte. Les couples avec un partenaire anxieux éprouvent davantage de conflits que les couples où les deux partenaires sont autonomes; ceux ayant deux partenaires anxieux présentent le plus grand degré de conflits. Parmi les couples fiancés et mariés, les femmes anxieuses signalent davantage d’agressions verbales et physiques et de menaces d’abandon de la part de leurs partenaires que les couples où les femmes sont autonomes. </p><h2>La transmission de l’attachement à nos enfants</h2><p>La qualité de nos relations intimes peut jouer un rôle dans notre capacité à être des parents efficaces pour nos enfants. Aussi, il y a des preuves qui laissent penser que le style parental d’une personne peut imiter le style auquel elle a été exposée lorsqu’elle était bébé. Conséquemment, les adultes ayant un attachement autonome ont tendance à réagir d’une manière réconfortante à la détresse de leur bébé. Les adultes qui ont des relations d’attachement distanciant ou d’attachement préoccupé avec leurs parents sont plus susceptibles d’être des fournisseurs de soins respectivement rejetants ou inconstants, perpétuant les chances que leurs enfants aient un attachement anxieux. </p><p>Diane Benoit de l'Hospital for Sick Children et Kevin Parker du Kingston General Hospital se sont intéressés à la récurrence de la classification d’attachement d’une génération à l’autre. Ils ont constaté que la classification d’attachement de la mère recueillie au cours de la grossesse prédisait avec succès la classification de son bébé à l’âge d’un an dans 82 % des cas. En analysant trois générations, 65 % des trios grand-mère/mère/bébé ont démontré des classifications correspondantes pour les trois générations. Cette découverte s'ajoute aux implications déjà très importantes de l’attachement sécurisant chez les bébés. </p><p>Conformément à la vision de Bowlby sur l’attachement et son effet tout au long de la vie, il y a de plus en plus de preuves indiquant que les effets à long terme des relations d’attachement chez le bébé peuvent avoir des conséquences considérables. Nos antécédents en matière d’attachement peuvent affecter notre bien-être émotionnel qui peut à son tour influencer nos amitiés, nos choix de conjoints et la qualité de nos relations amoureuses. La vigueur de nos relations principales affecte le type de fournisseurs de soins que nous devenons et, en bout de course, le sentiment de sécurité et le bien-être émotionnel de nos enfants. </p><p>Des recherches continues portant sur la stabilité et le changement dans les modèles d’attachement permettront d’éclaircir cet aspect critique du développement humain. </p><p>Dans la quatrième chronique de notre série, nous explorerons les <a href="/Article?contentid=742&language=french">caractéristiques de l’enfant et du fournisseur de soins qui contribuent à l’attachement sécurisant pendant le développement</a>.</p><p>Benoit D, Parker KCH. Stability and transmission of attachment across three generations. <i>Child Development</i>. 1994;65:1444-1456. </p> <p>Waters E, Hamilton CE,Weinfield NS. The stability of attachment security from infancy to adolescence and early adulthood: General introduction. <i>Child Development</i>. 2000;71(3),678-683. </p>https://assets.aboutkidshealth.ca/AKHAssets/attachment_part_three.jpg

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